Demande de permis de construire pour l'extension de l'aéroport Aéroport Marseille Provence comprenant la création d'un coeur d'aérogare et le réaménagement des halls A et B du terminal 1, sis sur la commune de Marignane

Ouvert le 15/09/2020 à 00 heure par le commissaire enquêteur, ce registre est clos depuis le 16/10/2020 à minuit

Le projet soumis à l'enquête : Demande de permis de construire PC 013 054 19F0038

Aéroport Marseille Provence – Projet Cœur d’aéroport Enquête publique du 15 septembre au 16 octobre 2020

Pour comprendre la raison d’être de ce projet, il nous faut revenir à l’histoire de l’aéroport Marseille Provence. L’aéroport s’est construit sur deux phases d’investissements majeures. La première date des années 50 avec la réalisation du terminal de Fernand Pouillon, terminal historique de l’aéroport. La deuxième se situe dans les années 90 avec les terminaux conçus par l’architecte anglais Richard Rogers. Ces deux grandes réalisations devaient être complétées par un bâtiment central permettant de les réunir et leur permettre de fonctionner harmonieusement ensemble, mais sans jamais aboutir, un événement majeur venant à chaque fois reporter la décision de lancer ce projet. L’aéroport vit ainsi depuis plus de vingt ans avec une situation « d’inachevé ».

C’est en 2014 que l’aéroport Marseille Provence relance ce projet, qui confirme le choix, en 2017, du projet de l’architecte Norman Foster « Cœur d’aéroport ».

Le projet dans sa globalité comporte 2 phases majeures : une phase de restructuration, qui est celle que l’aéroport attend depuis 20 ans, et une phase d’extension de capacité, qui accompagne la croissance attendue du trafic aérien.

Le périmètre du permis de construire demandé dans le cadre de cette enquête publique ne porte que sur la première phase de restructuration et ne vise en aucun cas à augmenter la capacité de l’aéroport.

Cette restructuration a un quadruple objectif :

1. Rationaliser les flux de passagers en mutualisant tout un ensemble de fonctionnalités aéroportuaires, qui sont aujourd’hui réparties dans les terminaux. Les fonctions d’enregistrement des passagers, de contrôle de sûreté, de traitement des bagages et de circuit arrivée et livraison bagages seront ainsi mutualisées.

2. Améliorer la qualité de services, notamment par la création de 22 000 m² d’espaces supplémentaires, permettant d’éviter la congestion et les files d’attentes.

3. Mettre en conformité l’aéroport aux nouvelles normes de contrôle des bagages de soute est un autre élément constitutif de ce projet. Il permettra de mettre en place un contrôle par des appareils 3D plus imposants que les appareils 2D actuels, qui ne peuvent être installés dans les volumes actuels. Ces nouveaux systèmes nécessitent de plus un regroupement des flux bagages au départ. L’ensemble du sous-sol ainsi créé vient répondre à cette exigence.

4. Réaménager les zones commerciales. Afin de mieux répondre aux attentes des passagers et faire de l’aéroport Marseille Provence un aéroport aux standards internationaux, la répartition des commerces et boutiques sera repensée avec plus d’espaces de commerces et restauration après les contrôles de sureté, moment où les passagers patientent en salle d’embarquement.

A ce quadruple objectif, la situation que nous vivons vient en ajouter un cinquième que l’on peut anticiper dans son principe, même si nous ne sommes pas capables d’en définir les contours précis. Le risque sanitaire. À l’image de l’évolution considérable de la gestion de la sûreté aéroportuaire qui s’est faite après les attentats du 11 septembre 2001, on peut imaginer que les aéroports devront s’adapter à un ensemble de contraintes de contrôle sanitaire dans la décennie qui s’annonce. On peut raisonnablement penser que ces contraintes nécessiteront inévitablement une rationalisation des flux passagers à des fins de contrôle, des formalités nouvelles qui induiront des temps d’attente, des locaux spécifiques et donc évidemment des surfaces supplémentaires. La réalisation de la phase restructuration du « Cœur d’aéroport » permettra cela, là où les terminaux actuels ne le pourront pas.

En conclusion, la phase du projet soumis à autorisation aujourd’hui est un projet visant à donner une cohérence attendue depuis 20 ans à notre aéroport en unifiant et rationnalisant des bâtiments datant des années 50 à 90 ; à mettre en conformité les équipements aux dernières normes européennes ; et à améliorer la qualité de service aux passagers.

Cette restructuration vise également un enjeu supplémentaire de taille. Un aéroport est au centre de la compétitivité et de l’attractivité de la région sur laquelle il est implanté. La réalisation de ce nouveau bâtiment viendra donc accompagner le développement et la compétitivité de notre région en proposant des infrastructures calibrées pour. Tous les grands aéroports régionaux ont maintenant finalisé leurs projets d’ampleur, et Marseille Provence perd progressivement en compétitivité par rapport à ces aéroports. C’est donc une partie du développement économique de la région qui en pâtit. Ces vertus fonctionnelles et économiques sont vitales pour l’exploitation de l’aéroport dans absolument tous les domaines, dont ceux de la sécurité sanitaire et de la performance énergétique et environnementale. Ce projet offrira au territoire une porte d’entrée avec l’image forte d’aéroport international dont il a besoin.

Maître d'ouvrage

  • Aéroport Marseille Provence
  • BP 7 - Aéroport
  • 13700 Marignane
L'enquête publique

L'enquête publique est une procédure règlementaire assurant l'information, la participation du public ainsi que la prise en compte de l'intérêt des tiers lors de l'élaboration des décisions susceptibles d'affecter l'environnement. Elle est dorénavant appelée enquête environnementale et est codifiée sous les articles L123 et R123 du code de l'environnement. Dans le cadre de l'enquête dont la durée est fixée par l'autorité organisatrice dans son arrêté d'ouverture, l'information du public est assurée au moyen du dossier d'enquête mis à disposition sur le ou les lieu(x) d'enquête et sur internet. Toute personne qui le souhaite peut participer à l'enquête en déposant une contribution sur les registres ouverts à cet effet sur le ou les lieu(x) d'enquête et par voie numérique. Elle peut aussi dialoguer avec le commissaire enquêteur au cours de ses permanences tenues généralement en mairie.

Autorité organisatrice

  • Préfecture des Bouches du Rhône
  • Direction de la Citoyenneté, de la Légalité et de l'Environnement, Bureau de !'Utilité Publique de la Concertation et de l'Environnement
  • Place Felix Baret
  • 13006 Marseille
Arrêté Préfectoral du 10/08/2020
Consulter la Plaquette d'information (document non contractuel)

Siège de l'enquête

  • Mairie de Marignane
  • Cours Mirabeau
  • 13700 Marignane

Lieux d'enquête

Le Commissaire Enquêteur

L'enquête publique est conduite et animée par un commissaire enquêteur. Personnalité neutre et indépendante, inscrite sur les listes d'aptitude au titre de l'année, le commissaire enquêteur est désigné par le Président du tribunal administratif ou dans certains cas par le Préfet. Garant du bon déroulement de la procédure d'enquête, le commissaire enquêteur recueille l'ensemble des contributions du public exprimées par écrit, par voie numérique ou lors des permanences durant l'enquête et rend à l'issue de celle-ci son rapport et conclusions motivées .

En savoir plus sur les commissaires enquêteurs : www.cnce.fr

Le Commissaire Enquêteur

Monsieur Charles VIGNY - Ingénieur général honoraire des Ponts et Chaussées, retraité

Moyens de participation

Les observations et propositions peuvent être déposées sur ce registre numérique, ou envoyées par e-mail ([email protected]) pendant toute la durée de l'enquête publique. Elles peuvent être également déposées sur les registres « papier » prévus dans les trois lieux d'enquête, au cours des permanences ou être adressées à monsieur le commissaire enquêteur par courrier, avant la clôture de la procédure, au siège de l'enquête publique Mairie de Marignane, BP 110 13722 Marignane Cedex. Toute contribution exprimée selon des modalités non prévues ou reçues en dehors de la période d’ouverture de l’enquête ne sera pas prise en compte.

Permanences du commissaire enquêteur

Le commissaire enquêteur se tient à la disposition du public, sans rendez-vous, pour recevoir ses observations lors des six permanences indiquées ci-dessous.